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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 14:03

 

Pas juste un journal, un document historique détaillé sur la guerre 40-45 hors Europe mais toujours en partie en France...

 

Bon, il y a bien un journal du docteur Jean Vialard-Goudou, journal qu’il a lui-même modifié à plusieurs reprises après la guerre pour éviter des ‘conflits d’opinions’. Autour de ce journal qu’on peut dire expurgé, il y a les introductions de l’historien Julien Toureille et surtout ses nombreuses annotations qui prennent parfois la moitié de la page. Une lecture difficile et ardue car elle fait référence à tellement de personnes réelles et historiques, tellement de régions du monde qui me sont plutôt inconnues et tellement de situations militaires parfois de plus surprenantes qu’il m’a été impossible d’en venir à bout surtout je crois en cette période de canicule où les spécialistes nous disent bien que notre cerveau ne fonctionne pas à 100 % !

 

Blague à part, c’est réellement un document qui pour les militaires et les historiens de guerre doit avoir tout son sens. C’est surtout et aussi un livre de référence qui n’est pas fait pour être lu comme un roman alors qu’un simple journal peut souvent l’être. C’était pourtant une drôle de guerre que nous décrit le docteur où notamment en Syrie en 1941, les français de l’armée de Pétain se sont battus contre les français de la France Libre. Voici d’ailleurs ce qu’en dit a dit le général de Gaulle lors de son communiqué du 14 juillet de cette même année : « Nous continuerons à porter le deuil des nôtres tombés en Syrie, aussi bien de ceux qui ont combattu dans nos rangs que de leurs adversaires, victimes de la trahison de quelques hommes qui ont sacrifié la France pour mieux servir Hitler. ». Comme je l’ai dit plus haut, c’est un travail de mémoire qui a bien sa place en bibliothèque au rayon histoire contemporaine.

 

« La guerre, au fond, ressemble étrangement à une partie de pêche à la ligne. On part toujours de bonne heure au petit matin, puis parvenu au point fixé, on s’assoit et on attend... »

 

Une lecture que j’aurai aimé partagé avec mon papa qui, lui, aurait bien compris les différents mouvements militaires. Une lecture que je n’abandonne pas et que je relirai par petits bouts car arrivée à la moitié, j’ai juste l’impression d’être noyée :-p

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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 18:07

 

Bon, je ne suis pas une lectrice de pièces de théâtre et pourtant, celle-ci m’a fait rire tout en m’interpellant sur sa justesse quant à l’analyse de ce qui conduit à la guerre ;-)

 

Je suis certaine d’avoir loupé beaucoup de passages amusants car le texte date un peu et a été écrit dans un contexte particulier, l’entre-deux guerres. De cette période trouble où l’on sentait déjà pointer les tambours de l’horreur suivante, l’auteur nous parle à cœur ouvert de son désir de paix, lui qui a vécu la Grande Guerre. Au travers ses personnages, avec un sens de l’humour assez désopilant et tout en gardant en tête les événements de son temps vus avec son œil de diplomate, il nous tient en haleine et nous fait espérer que finalement, oui finalement, la guerre n’aura pas lieu. Et pourtant, il sait, il a déjà compris que les dés sont jetés et qu’ils roulent dans le sens de la guerre et que tout alors n’est que prétexte à cacher une ambition extrême. Et la guerre a bien eu lieu !

 

Une écriture riche pour un sujet complexe, beaucoup d’humour pour rendre acceptable l’inacceptable, des références multiples bien annotées et c’est bien utile pour mieux saisir la profondeur de la pièce et pour finir, un magnifique sujet de réflexion qui convient parfaitement à notre actualité. Une pièce qui peut aussi être lue plus en superficialité car elle est amusante et parle d’amour et aussi de la grande différence de perception du monde entre un homme et une femme, un autre sujet d’actualité du coup ;-)

 

« Je ne vois rien Andromaque. Je ne prévois rien. Je tiens seulement compte de deux bêtises, celle des hommes, et celle des éléments. »

 

« Dés que la guerre est déclarée, impossible de tenir les poètes. La rime, c’est encore le meilleur tambour. »

 

« L’anéantissement d’une nation ne modifie en rien l’avantage de sa position morale internationale. »

 

J’ai beaucoup aimé et surtout, j’ai adoré le passage avec le petite oiseau, un des nombreux clin d’œil de l’auteur qui parsèment l’ouvrage. Une pièce que je vais relire après avoir fait quelques recherches sur Giraudoux, elle le mérite.

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 16:23

 

J’ai adoré !

 

Bon, pas de vraie surprise, c’est une relecture et l’auteure fait partie de mon trio de tête des anciennes du genre ;-)

 

Si j’ai relu ce roman c’est parce que la lecture du roman ‘Le maître de mon coeur’ de Karin Tabke me le rappelait tellement qu’avant de dire : ‘attention, c’est du plagiat’ je voulais en avoir le cœur net. Voilà, c’est fait, après 34 ans le récit de Kathleen Woodiwiss a été réécrit en reprenant presque tous les points importants et c’est un peu triste de le constater...

 

En ce qui concerne ma relecture, je peux donc dire que du point de vue historique elle est beaucoup plus proche de la réalité que sa réécriture. J’ai adoré car la plume de cette auteure est riche de connaissances donc ainsi que de vocabulaire, les personnages sont complexes et l’auteure a beaucoup travaillé sur l’état de bâtard dans la noblesse du XIème siècle. Il s’agit bien sûr d’un roman rouge et donc, il y a de la romance et des scènes érotiques, tout sauf du fleur bleue et du gnangnan. Une toute belle lecture que je conseille du coup même s’il y manque l’humour omniprésent des nouvelles autrices de romans rouges.

 

« L’heure était arrivée et Wulfgar sourit. La tête renversée en arrière, il lança son cri de guerre, un gémissement sourd, grave, qui s’éleva dans la nuit, renvoyé, transporté par les vents, répercuté en écho par les falaises et se terminant par un hurlement de rage. »

 

En fait, j’ai fait une lecture comparée de deux récits similaires et ça me fait bizarre ;-)

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 16:12

 

J’ai bien aimé !

 

Ce n’est pas un coup de cœur car j’ai l’impression d’avoir déjà lu une histoire assez semblable. Par contre, c’est un récit intéressant car il nous plonge clairement dans les derniers mètres de la tapisserie de Bayeux avec la bataille de Hastings et le couronnement de Guillaume avec entre les deux, une période assez sombre où ses chevaliers ont eu comme consigne de prendre plusieurs places-fortes en son nom.

 

Une plume vive qui vit au rythme d’une période violente et parfois cruelle sans raison, des personnages imposants, survivants d’épreuves innommables et une parfaite connaissance des us et coutumes dans cette Angleterre tourmentée de l’année 1066 font de ce récit une petite tranche d’Histoire pour le moins intéressante.

 

Si on ajoute à cela une touche de fantastique lié à l’esprit superstitieux de l’époque et un soupçon de rouge pour alléger des scènes parfois bien cruelles, on a entre mains une belle lecture plaisir.

 

« Dans le donjon de l’enfer, vous vous êtes tous juré fidélité. Pour que ce serment prenne racine, chacun d’entre vous doit jeter sa semence au plus profond des cuisses de l’Angleterre. Mais avant chaque accouplement, du sang devra être versé, car seul le sacrifice du sang apaisera la fureur des Épées rouges ! »

 

Bien sûr, c’est le premier tome d’une trilogie, il ne me reste donc plus qu’à trouver les deux autres tomes pour parfaire ma curiosité sur cette auteure qui est une découverte car bien cachée dans ma bibliothèque :-p Et puis, j’ai retrouvé l’autre roman qui me parlait lors de cette lecture et je vais donc m’empresser de le relire pour vous dire quoi ;-)

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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 16:08

 

Pas mal du tout !

 

Si le style au début est un peu plat et mou, le fond le relève beaucoup. Un roman où les héros sont une militante pour le droit de vote des femmes et un photographe aux origines douteuses, c’est pas courant. Si on ajoute à cela des références historiques en tête de chaque chapitre, ça titille les esprits, le mien pour le moins.

 

L’auteure super bien documentée sur son sujet aborde le combat féministe d’abord d’une manière toute idéologique et passe après à la réalité sordide qui a pu échappé dans un premier temps aux activistes qui étaient généralement des femmes éduquées et qui avaient de l’argent. Passer par le biais d’un photographe qui à l’œil pour nous décrire le côté souvent malsain de la politique, c’est pour le coup bien vu.

 

« La pauvreté, la maladie et les grossesses sont une plus grande menace pour la prostituée londonienne que Jack l’Éventreur ne l’a jamais été. Et ce n’est pas le droit de vote qui y changera quelque chose ! »

 

« Il n’y a pas de plus grand bonheur qu’aimer et être aimée en retour, vous savez. Que cette félicité absolue dure des années ou un seul instant, c’est toujours un inestimable don du ciel. »

 

« Notre but, notre combat si tu préfères, ne doit pas être uniquement les droits des femmes mais les droits humains, la dignité pour tous les sujets britanniques, qu’ils soient riches ou pauvres, enfants ou adultes, hommes ou femmes. »

 

Il ne manque qu’un brin d’humour pour en faire un coup de cœur car les personnages sont attachants et surtout humains avec des défauts et des qualités si communs :-) Bon, à la recherche des deux tomes suivants maintenant ;-)

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30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 16:17

 

Pas mal du tout !

 

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette trilogie jeunesse. L’auteur, super bien documenté et surtout passionné par son sujet, nous transmet parfaitement la complexité de la civilisation égyptienne, celle qui précède juste l’arrivée du premier pharaon.

 

Rien n’est simple pour le jeune prince car son père vient d’être assassiné et bien sûr c’est sa fidèle amie l’Hirondelle qui sera accusée. Ce n’est pas tout, le roi de la Basse-Egypte décide de passer à l’attaque alors qu’il faut attendre soixante jours pour que le prince soit couronné roi et puisse prendre les commandes de son armée pour protéger la Haute-Egypte. Et c’est là que l’Histoire entre dans l’aventure et nous raconte une épopée extraordinaire qui défie les lois de l’époque et qui va faire de l’Egypte une grande nation dont la grandeur et les richesses ont traversé les siècles.

 

« C’est vrai que Nekhen est belle, et que sans elle il n’y aurait pas de palais. C’est vrai que ça grouille de petites existences dans ses rues : on y pétrit la pâte qui fait le pain des rois, on y engraisse les oies et les gazelles qui remplissent les tables des banquets, on y mêle la sueur à la fonte de l’or pour créer ces bijoux qui ornent ton joli cou. C’est vrai qu’on s’y bat, qu’on y meurt et que toute cette vie chaude colle à la peau autant que les rayons de Râ. Mais dans ce palais aussi on grogne, on complote, on se querelle, on se mange le nez, on cache des nœuds de vipères sous les draps. On se pavane en robe de lin très fin, pourtant le coeur bat dessous de la même manière que lorsque la poitrine va nue. Et qu’elles soient royales ou paysannes, quand tu t’assois, chère Ahousi, c’est toujours sur des fesses ! termina l’hirondelle en les lui pinçant. »

 

« Tu auras désormais le titre de Pharaon qui, dans la langue des dieux, signifie ‘Les Deux Puissantes Maisons’. »

 

Je ne suis pas toujours convaincue par la littérature jeunesse qui me paraît parfois un peu trop simpliste mais ici, j’ai trouvé non seulement un vocabulaire riche, des personnages historiques bien campés et une belle aventure qui retrace un moment important de la civilisation égyptienne. Donc, pour les jeunes amateurs d’histoire, lancez-vous, c’est génial.

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30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 16:08

 

J’ai adoré !

 

Avoir choisi la première personne du singulier pour faire son récit est un coup de génie. On est directement introduit dans la peau du chevalier qui se pose tellement de questions. Garçon, fille, fille, garçon, c’est difficile… La naissance l’a voulu garçon bien que coiffé intégralement et donc sujet à litige ; l’adolescence l’a laissé plutôt perplexe car l’éducation l’a voulu mâle avec une sensibilité toute féminine ; l’âge adulte ne va rien arranger car l’intelligence et la finesse sont telle qu’il sera ‘bien’ utilisé par le cabinet du roi qui finalement le reniera…

 

Une écriture au plus juste qui reproduit les lettres et les mémoires du Chevalier, une perception fine d’un personnage trop fin, trop sensible et pourtant si brave dans son rôle de capitaine des dragons. Beaucoup de sensibilité, d’analyse psychologique d’un personnage si controversé, si dénigré et pourtant si adulé par certains. Un homme impuissant, c’est lui qui le dit ; une femme sans sexe, c’est évident ; un être différent, amusant, intelligent, courageux qui mérite tout notre respect.

 

« On me parlait, on me tapait dans le dos, on se fichait de mes états d’âme, de mon statut d’homme impuissant, de femme sans sexe. »

 

« Versailles, une cour aimable, civilisée ? Je dirais que sous le sourire est tapie la haine, que chaque compliment dissimule un mensonge. Les ministres défilent. Ce ne sont pas les candidats qui manquent, mais le talent. »

 

« Ces déboires ne me décourageaient pas d’écrire. J’en avais besoin, plus encore émotionnellement que financièrement. En écrivant, j’existais. Un écrivain se moque de porter jupon ou culotte. Le jeu de la séduction est hors de ses pensées, il s’envole au-dessus des petitesses humaines. »

 

« On laissa mes jambes tranquilles, mais on épila mes bras à la cire d’abeille, ce qui fut un supplice. Quand à la barbe, trois rasages par semaine accomplis dans la plus grande discrétion suffiraient. Il y avait à la cour pléthore de femmes qui avaient de la moustache et des poils follets au menton. Après tout, j’avais cinquante ans, l’âge des douairières. »

 

« Peut-être avais-je pressenti depuis longtemps que ce à quoi hommes et femmes tenaient tant était une illusion, qu’un corps vieillissant n’avait pas plus de sexe qu’un enfant. »

 

Peut-être pas le meilleur roman de l’auteure mais clairement un de ceux qui m’a le plus ému car ce chevalier est vraiment un personnage attachant. Il m’a fait pleuré quand même car finir sa vie comme un mendiant, il ne le méritait pas.

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29 juin 2022 3 29 /06 /juin /2022 15:35

 

Pas mal du tout !

 

Si le début est rapide et limpide comme de l’eau de rose, on se retrouve vite dans une situation inextricable où les sentiments, les vrais qui viennent du cœur ont bien du mal à s’exprimer. Et alors commence une aventure où nos héros vont tout faire pour arriver à leur fin même si pour cela il faut se déguiser et assumer des tâches bien loin de celles auxquelles ils sont habitués.

 

Une belle plume bien documentée sur la cour du roi Edouard Ier d’Angleterre et de son épouse Eleonore de Castille et sur les us et coutumes de cette Angleterre où les Comtes sont presque aussi puissants que le roi. Un rythme bien soutenu et un enlèvement qui aurait pu bien mal tourner, un peu d’humour pour alléger les situations les plus glauques et un chouïa de rouge pour remettre l’amour au centre du récit, tout ce qu’il faut pour une lecture plaisir un jour de pluie ;-)

 

« Toute dame qu’on accuse à tort et qu’on contraint à agir comme une servante mérite un champion. »

 

« L’amour véritable n’est pas la jolie chose que chantent les ménestrels. C’est ce sentiment à l’intérieur, cette certitude que vous ne faites qu’un avec un homme, quoi qu’il puisse être. »

 

Super contente d’avoir trouvé cet introuvable qui est en fait le premier tome de la saga des Montgomery, saga que j’ai lu il y a deux ans déjà et qui m’avait beaucoup plu :-)

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25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 15:54

 

Waouh !

 

Dieu quel monde ! Un monde où il est de bon ton de ne pas aimer son épouse. Un monde où il est établi que dés la naissance d’un enfant mâle, le couple peut n’en faire qu’à sa tête. Un monde où la toute puissance Jupitérienne passe au-dessus de Tout. Un monde enfin où un mari amoureux n’a pas sa place et alors, il n’a plus que ses larmes pour pleurer sa belle à jamais perdue.

 

Une plume qu’on ne doit plus décrire et qui m’a pourtant beaucoup émue dans cette histoire d’amour qui défie les lois de son temps et qui finalement n’a qu’un seul protagoniste, celui qui aime par-dessus tout. Une description des plus fouillée, même si j’ai quelques doutes sur certaines scènes, de la vie trépidante de la haute noblesse sous Louis XIV et surtout de ses mœurs. Une attention particulière et pourtant historique sur le personnage haut en couleur qu’est le marquis de Montespan, seul parmi tous qui osa défier le roi pour une femme, pour Sa femme.

 

« Je sens bien que je t’aime plus que tout le monde n’a coutume d’aimer, mais je ne saurais te le dire que comme tout le monde te le dirait. Je suis au désespoir que toutes les déclarations d’amour se ressemblent. »

 

« Si la vie des hommes durait mille ans, il faudrait en avoir du regret. Mais, étant si courte, il importe peu qu’ils la perdent vingt ans plus tôt ou plus tard. »

 

« Le bœuf donne une solide nourriture au corps mais il engendre un sang gras et mélancolique. Le poulet est meilleur, il restaure les natures les plus débiles. »

 

Bravo Monsieur Teulé pour cette page d’amour si belle, si violente, si avilissante et pourtant tellement magnifique, tellement humaine finalement pour qui a encore son bon sens.

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 10:27

 

Une apothéose !

 

Non seulement j’ai ri tout du long mais en plus, l’histoire est assez géniale avec une chasse au trésor, deux vieilles dames délurées et ivrognes et enfin des fantômes dans un décor triste, froid et lugubre : un château médiéval en ruine en Écosse à la fin de l’automne ;-)

 

Si toute la famille Carsington n’est pas présente, on retrouve avec beaucoup de bonheur Sir Olivia et le studieux Peregrine qui ont bien grandi tout en restant pareil à eux-mêmes et c’est un régal. Le hasard les a fait se rencontrer à l’orée de l’adolescence pour une aventure trépidante, si chacun a choisi sa voie par la suite, ils sont toujours restés en contact via une correspondance bien étoffée. Et voilà des retrouvailles où ils se découvrent ou plutôt se redécouvrent avec des yeux d’adultes et alors tout change ou presque…

 

Une écriture colorée, échevelée, trépidante et surtout super bien documentée sur les lieux historiques traversés lors du grand voyage vers le Nord ;-) Beaucoup d’humour et de tendresse, une analyse psychologique des personnages parfaite qui leur donne du corps (bon, et de l’esprit aussi…) et donc une présence forte. Bien sûr, c’est un roman rouge alors du rouge il y en a mais pas nécessairement toujours là où on pensait en trouver :-p

 

« Acheminer trois dames, et pas des plus faciles, sur une telle distance n’était pas une tâche de tout repos. Il fallait les nourrir et les abreuver, comme les chevaux. Mais contrairement à ces derniers, on ne pouvait pas les échanger à chaque arrêt. »

 

« C’est intolérable, mademoiselle ! Nous sommes chez les sauvages ! Ces paysans ne sont qu’un ramassis de brutes, des ignorants, des idiots congénitaux. Ils ne comprennent rien à ce que je leur dis. Ils ne parlent ni l’anglais, ni le français, ni l’allemand, ni l’italien. Ils communiquent entre eux par des grognements et des éructations, comme des animaux ! »

 

« C’était comme mordre dans une cerise mûre, juteuse – c’était très certainement une cerise qu’Eve avait offerte à Adam. Quel autre fruit avait ce délicieux goût de péché ? »

 

Une saga que j’ai adorée tout du long avec un style qui se perfectionne et se bonifie de tome en tome. Encore une série que je relirai plus tard, en cas de blues ou pas, je me suis trop bien amusée :-p

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