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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 14:43

 

Waouh !

 

Me voilà de retour à Troie et franchement le voyage valait la peine. Car de peine il y a eu, pas le nombre de pages, elles se lisent bien, juste le nombre de personnages qui donne un peu le tournis quand on ne s’accroche pas au début de la lecture. Et là, c’est fascinant, l’auteure nous fait découvrir un monde pas si éloigné du nôtre finalement mais qui a ses propres règles liées aux nombreux Dieux, Déesses, Temples et Prêtresses.

 

Ce roman, c’est l’histoire de Cassandre, la mal-aimée. De ses parents d’abord pour qui sa parole est trop brutale, trop réaliste, de son frère jumeau ensuite qui lui ne pense qu’à sa gloire et qui, sur un coup de foudre malheureux, va faire basculer l’Histoire. Avec ce récit, on oscille toujours entre légende et réalité, entre héros et dieux, et c’est un peu magique car alors, on peut rêver. Rêver que les Dieux se mêlent aux humains, que les dieux ne soient que des humains avec leurs défauts et leurs qualités du coup.

 

Pour revenir à Troie, ici le cheval si connu a peu d’importance et c’est assez logique car la chute de cette superbe cité même si l’orgueil des Princes a eu son importance est surtout liée à un terrible tremblement de terre qui a tout fait basculé.

 

« Ah, parlez-moi des délices du mariage !… Certes, toutes les filles en rêvent, mais on se garde bien de leur faire entrevoir à l’avance les délices de l’accouchement ! »

 

J’ai adoré :-)

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11 septembre 2022 7 11 /09 /septembre /2022 18:09

 

J’ai adoré :-)

 

Meurtres à élucider, énigmes à résoudre, le tout pendant un voyage initiatique à la découvertes des sept merveilles du monde, un pur régal. Faut dire que le personnages principal Gordianus fait ici ses premiers pas dans les traces de son père comme fin limier avec l’assistance d’un tuteur philosophe et poète de renom, Antipater de Sidon, assez facétieux il faut le dire.

 

C’est très bien écrit et super bien documenté sur les différentes étapes du voyage autour de la Méditerranée et l’état des Sept Merveilles en -92 avant J.C. Non seulement on visualise les lieux et souvent les ruines de ces monuments fabuleux mais on découvre aussi les fantômes qui les hantent ainsi que les usages des autochtones qui en font tout un commerce. Eh oui, déjà à l’époque les touristes faisaient partie du paysage :-)

 

« Comme le dit le proverbe étrusque, chaque homme assiste à ses propres obsèques, mais Antipater fut le premier à quitter les siennes d’un pas vif. »

 

« La menace d’une punition divine est souvent invoquée par les mortels afin de protéger leur intérêt personnel. Pour évaluer la valeur de tels impératifs, il faut toujours se fier à son propre jugement. »

 

« Moi je vous dis qu’un garçon qui exalte son corps et néglige son esprit n’a pas plus d’âme qu’un bovin et on ne devrait pas le traiter avec plus de considération. Pourtant vous idolâtrez ces créatures. »

 

« En vérité, les vraies merveilles que rencontre un homme au cours de son existence ne sont pas des monuments de pierre, mais ses semblables mortels. Certains nous conduisent à la sagesse. D’autres nous remplissent de joie. D’autres encore nous font rire, nous inspirent de la peur, de la pitié ou de la répulsion. Inutile de courir le monde pour trouver ces merveilles. Elles sont là tout près de vous. »

 

Un roman qui se termine sur une belle rencontre, un personnage récurrent de la série, Béthesda. Vivement que je trouve la suite pour voir comment la cohabitation avec Gordianus va se faire, ça promet d’être agité ;-)

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19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 17:39

 

Une petite déception…

 

Trop de belles citations de l’auteur m’ont fait imaginer un roman rempli de ces phrases qui marquent et qui interpellent. Il y en a, surtout dans les cinquante dernières pages qui sont superbes ou plutôt

sublimées. Le reste, le gros du roman n’est en fait qu’une réécriture de l’histoire de Jésus, histoire bien connue que de nombreux auteurs ont déjà bien exploité.

 

Ainsi pour le fond, rien de neuf ; pour la forme, c’est bien écrit et donner la parole à Pilate est clairement magistral. Car pour qui s’en est lavé les mains, il a pu se sentir bouleversé par le chamboulement de la mort et surtout de la résurrection du Christ. Je reste quand même sur ma faim car du coup, la seule chose qui m’interpelle est la question de l’auteur : Jésus est-il le Messie ou juste un illuminé de plus…

 

« Aujourd’hui, j’ai fait le choix entre une carrière de fou et une carrière de mauvais charpentier. Je

préfère faire un bon fou. »

 

« J’aime les bains car là, au moins, la nudité rend les hommes égaux. Plus de toge et de pourpre pour hausser les uns et écraser les autres. »

 

« On ne dit jamais rien parce qu’on parle tout le temps. »

 

Une question insoluble pour les juifs, une réponse évidente pour les chrétiens, une ineptie pour les

musulmans. La question reste entière car l’Amour distillé par Jésus ne semble pas suffisant pour faire de notre monde, un monde en paix ;-)

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19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 17:38

 

Waouh !

 

Pourtant j’ai été déstabilisée par un début décousu, abrupt, pas fluide du tout où même le personnage principal semble inabordable. Et puis, l’histoire m’a happée et j’ai été prise par ce récit qui relate l’aventure incroyable d’un pauvre péon mexicain qui réalisera l’impensable : la fusion des aztèques et des conquérants espagnols en un seul peuple au nom de Notre-Dame de Guadalupe.

 

Autour de l’énigme toujours d’actualité de la ‘Tilma de Guadalupe’, l’auteur nous plonge dans les

intrigues féroces du Vatican où la sanctification d’un personnage historique peut avoir des répercutions inattendues. L’alternance entre le passé, plus doux, et le présent, si violent au Mexique, marque le rythme de ce roman où l’imaginaire se réduit à peau de chagrin finalement.

 

Un roman diablement catholique qui nous décrit les dessous peu reluisants d’une administration qu’on connaît très peu, un roman profondément humain où l’amour même torturé règne en maître, un roman politique enfin qui propose une solution réelle pour éradiquer certains trafics monstrueux.

 

« Jamais rien de tel quand j’ai enterré maman. Elle avait tout absorbé de son vivant : je n’avais plus rien à lui donner, sinon un chagrin de rigueur, une compassion de principe et cette délivrance qu’elle n’avait cessé de me promettre tout au long de ses maladies, comme un entraîneur fait miroiter la victoire au joueur qu’il accapare. »

 

« Ni les humains, ni les chiens ne reviennent nous hanter : ce qui nous poursuit c’est le temps qu’on ne leur a pas donné, les occasions perdues, le souvenir des attentes auxquelles on n’a pas su répondre. »

 

Mon premier roman de l’auteur et certainement pas mon dernier :-)

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30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 16:08

 

J’ai adoré !

 

Avoir choisi la première personne du singulier pour faire son récit est un coup de génie. On est directement introduit dans la peau du chevalier qui se pose tellement de questions. Garçon, fille, fille, garçon, c’est difficile… La naissance l’a voulu garçon bien que coiffé intégralement et donc sujet à litige ; l’adolescence l’a laissé plutôt perplexe car l’éducation l’a voulu mâle avec une sensibilité toute féminine ; l’âge adulte ne va rien arranger car l’intelligence et la finesse sont telle qu’il sera ‘bien’ utilisé par le cabinet du roi qui finalement le reniera…

 

Une écriture au plus juste qui reproduit les lettres et les mémoires du Chevalier, une perception fine d’un personnage trop fin, trop sensible et pourtant si brave dans son rôle de capitaine des dragons. Beaucoup de sensibilité, d’analyse psychologique d’un personnage si controversé, si dénigré et pourtant si adulé par certains. Un homme impuissant, c’est lui qui le dit ; une femme sans sexe, c’est évident ; un être différent, amusant, intelligent, courageux qui mérite tout notre respect.

 

« On me parlait, on me tapait dans le dos, on se fichait de mes états d’âme, de mon statut d’homme impuissant, de femme sans sexe. »

 

« Versailles, une cour aimable, civilisée ? Je dirais que sous le sourire est tapie la haine, que chaque compliment dissimule un mensonge. Les ministres défilent. Ce ne sont pas les candidats qui manquent, mais le talent. »

 

« Ces déboires ne me décourageaient pas d’écrire. J’en avais besoin, plus encore émotionnellement que financièrement. En écrivant, j’existais. Un écrivain se moque de porter jupon ou culotte. Le jeu de la séduction est hors de ses pensées, il s’envole au-dessus des petitesses humaines. »

 

« On laissa mes jambes tranquilles, mais on épila mes bras à la cire d’abeille, ce qui fut un supplice. Quand à la barbe, trois rasages par semaine accomplis dans la plus grande discrétion suffiraient. Il y avait à la cour pléthore de femmes qui avaient de la moustache et des poils follets au menton. Après tout, j’avais cinquante ans, l’âge des douairières. »

 

« Peut-être avais-je pressenti depuis longtemps que ce à quoi hommes et femmes tenaient tant était une illusion, qu’un corps vieillissant n’avait pas plus de sexe qu’un enfant. »

 

Peut-être pas le meilleur roman de l’auteure mais clairement un de ceux qui m’a le plus ému car ce chevalier est vraiment un personnage attachant. Il m’a fait pleuré quand même car finir sa vie comme un mendiant, il ne le méritait pas.

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25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 15:54

 

Waouh !

 

Dieu quel monde ! Un monde où il est de bon ton de ne pas aimer son épouse. Un monde où il est établi que dés la naissance d’un enfant mâle, le couple peut n’en faire qu’à sa tête. Un monde où la toute puissance Jupitérienne passe au-dessus de Tout. Un monde enfin où un mari amoureux n’a pas sa place et alors, il n’a plus que ses larmes pour pleurer sa belle à jamais perdue.

 

Une plume qu’on ne doit plus décrire et qui m’a pourtant beaucoup émue dans cette histoire d’amour qui défie les lois de son temps et qui finalement n’a qu’un seul protagoniste, celui qui aime par-dessus tout. Une description des plus fouillée, même si j’ai quelques doutes sur certaines scènes, de la vie trépidante de la haute noblesse sous Louis XIV et surtout de ses mœurs. Une attention particulière et pourtant historique sur le personnage haut en couleur qu’est le marquis de Montespan, seul parmi tous qui osa défier le roi pour une femme, pour Sa femme.

 

« Je sens bien que je t’aime plus que tout le monde n’a coutume d’aimer, mais je ne saurais te le dire que comme tout le monde te le dirait. Je suis au désespoir que toutes les déclarations d’amour se ressemblent. »

 

« Si la vie des hommes durait mille ans, il faudrait en avoir du regret. Mais, étant si courte, il importe peu qu’ils la perdent vingt ans plus tôt ou plus tard. »

 

« Le bœuf donne une solide nourriture au corps mais il engendre un sang gras et mélancolique. Le poulet est meilleur, il restaure les natures les plus débiles. »

 

Bravo Monsieur Teulé pour cette page d’amour si belle, si violente, si avilissante et pourtant tellement magnifique, tellement humaine finalement pour qui a encore son bon sens.

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 15:11

 

C’est bien…

 

C’est bien car on est dans l’Histoire et ses multiples péripéties mouvementées et violentes.

C’est très bien car les faits rapportés sont historiques et vérifiables.

C’est bien car c’est instructif, faut dire que l’histoire d’Angleterre n’était pas vraiment au programme de mon temps ;-)

 

C’est un peu moins bien par le style adopté par l’auteur qui se met dans la peau d’Anne, fille cadette du comte de Warwick, fille cadette du faiseur de rois.

C’est un peu moins bien par le poids de la sorcellerie dans cet opus, sorcellerie qui n’a d’origine que la peur de cette enfant, jeune fille et puis jeune femme qui finalement ne pense plus qu’à cela.

C’est un peu moins bien du coup à cause du caractère très particulier donné à l’héroïne : timide, effrayée, superstitieuse, égoïste et un peu autiste dans sa vision de son héritage, à savoir devenir reine car son père était le faiseur de roi...

 

« Nous sommes les filles du faiseur de rois, gouverner l’Angleterre est notre héritage. »

 

« A présent, je m’aperçois que tout homme est un faiseur de rois. Un trône n’est jamais sûr tant que quelqu’un est jugé digne de la couronne. Or les nouveaux princes poussent comme du chiendent dès que se répand la rumeur de la mort des souverains. »

 

En conclusion, je suis mitigée même si j’ai pris énormément de plaisir (des heures sur internet en fait) à lire ce qu’a pu être la vie de cette enfant qui n’a jamais été qu’un pion entre les mains de ses parents, de sa sœur aînée, de la cour du roi Edouard IV et finalement de son époux, le roi Richard III. Tellement de plaisir que je vais continuer cette saga historique qui j’en suis certaine va m’apprendre énormément sur la royauté anglaise et son histoire.

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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 17:36

 

Waouh !

 

Voilà un roman qui prend aux tripes, qu’on ne lâche pas et qui interpelle car il pose la question de la futilité de notre société qui techniquement évolue rapidement mais qui n’est guère plus avancée qu’au moyen-âge d’un point de vue sociologique.

 

« Si le monde médiéval a été si longtemps taxé d’obscurantisme, peut-être est-ce parce que ce jugement va dans le sens d’une croyance contemporaine qui nous tient à cœur, à savoir que notre espèce ne cesse d’aller de l’avant pour créer les conditions d’un monde meilleur, plus éclairé. Cette croyance est pure illusion, mais elle a la vie dure. »

 

La guerre de cent ans le long de la Dordogne, fleuve qui marque la frontière militaire entre les troupes anglaises et françaises et où tout du long, souvent face à face, on retrouve sur une rive un château français et sur l’autre, un château anglais. L’auteur, super bien documenté sur les lieux et sur cette période, nous raconte la prise d’une place forte française aux mains des anglais par une troupe de chevaliers français bien décidés à reprendre le château. Et on découvre ainsi les villages associés, un pont moulin fortifié dans tous ses détails, un monastère et ses turpitudes et surtout, la vie des nobles et des vilains, le quotidien des soldats et des religieux, les jeux de pouvoir par le mariage et la trahison et les secrets des châteaux-forts pas si facile à prendre finalement.

 

Une plume dynamique, pleine de rebondissements, des personnages riches et attachants, une aventure qui tient la route même si le voyage dans le temps est loin d’être aussi avancé que dans ce récit qui a ce niveau reste une fiction même si la révolution quantique est à notre porte ;-)

 

« Au niveau subatomique, la structure de l’espace-temps est irrégulière. Elle n’est pas lisse, mais écumeuse, faite de petites bulles. Et comme c’est au niveau quantique, on l’appelle l’écume quantique. »

 

« L’antagonisme entre les nobles et les gens du commun est à son maximum. Le peuple supporte de plus en plus mal d’être écrasé par les redevances et prélèvements de toute nature alors que la noblesse n’assume que ses devoirs. »

 

« On ne pouvait sérieusement espérer, en cette fin de XXème siècle, convaincre autrui que l’on croyait à l’honneur et au respect de la vérité, à la pureté du corps, à la défense de la femme et au caractère sacré de l’amour véritable, toutes ces valeurs d’un autre temps. »

 

« Dans les siècles précédents, l’être humain voulait s’améliorer, être sauvé, libéré ou éduqué. Aujourd’hui, il veut qu’on le distraie. La grande peur n’est ni celle de la maladie ni celle de la mort, mais la peur de l’ennui. »

 

Un roman complet entre thriller économique, enquête archéologique, aventure extraordinaire et une romance des plus épiques. J’ai adoré :-)

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4 juin 2022 6 04 /06 /juin /2022 16:40

 

J’ai adoré !

 

Une aventure super bien documentée sur le monde de la piraterie en Jamaïque en 1665. L’Espagne, puissante et omniprésente dans la mer des Caraïbes se frotte régulièrement aux anglais et aux français qui veulent une part du gâteau. Magnifique gâteau il faut le dire qui finance le luxe inouï de la cour du roi Philippe et de ses courtisans, magnifique trésor qui provient des nouvelles colonies où l’or et l’argent se ramassent à la pelle. Et cette immense richesse est ramenée une fois par an en convoi à travers l’Atlantique, voyage délicat et bien protégé et pourtant, il y a des failles et c’est là que les corsaires entrent dans la course ;-)

 

Si le tout début est un peu mou, on retrouve très vite le style particulier de Crichton tout en actions et péripéties qui donne un rythme soutenu au récit. Toujours au top dans ses descriptions détaillées que ce soit en mer ou sur terre, l’auteur nous prend par la main et nous fait revivre au plus proche de la réalité une aventure extraordinaire où les lieux sont historiques ainsi que les tenants et aboutissants des contrats des corsaires. Des personnages hauts en couleurs et une société où les us et coutumes sont parfois bien différents de ce que l’on imagine aujourd’hui et c’est passionnant.

 

« Dans ses plus sombres moments, une autre pensée lui venait à l’esprit. Il n’était que trop conscient du gouffre qui séparait la vie raffinée à la cour de Philippe de la dure existence de ceux qui lui envoyaient l’or et l’argent des colonies, source de cette opulence. Et quand il rentrerait en Espagne, riche mais vieux, les courtisans se moqueraient sans doute de lui. »

 

« Les corsaires étaient des durs à cuire ; ils considéraient la piqûre d’un scorpion, d’une veuve noire ou d’un mocassin d’eau comme un simple désagrément. Ils trouvaient même très amusant de laisser tomber un scorpion dans la botte d’un compagnon. Mais il y avait deux créatures venimeuses avec lesquelles ils ne plaisantaient pas : le fer-de-lance et le petit serpent corail, le pire de tous. Personne n’avait jamais survécu à sa timide morsure. »

 

« Il ne s’habituerait jamais aux mœurs de ces grandes dames de la Cour : elles se conduisaient réellement comme des catins depuis l’arrivée sur le trône du ‘joyeux monarque’. A quoi devait ressembler l’Angleterre d’aujourd’hui ? »

 

Un auteur incontournable et un roman que je n’avais jamais lu, rien que du plaisir :-)

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 17:14

 

Waouh !

 

Quand le peuple n’est pas respecté dans sa toute jeune république et bien, le peuple s’échauffe, se fâche, se révolte. Faut dire qu’il a faim alors que la terre aux mains de gros proprios est en partie en jachère et inutile, faut dire qu’il en crève de travailler encore et encore à enrichir les gros et l’église pour des clopinettes, faut dire qu’il en rêve de cette république égalitaire tellement riche d’espoir, faut dire qu’il en bout d’avoir si peu de possibilités face aux nationaux qui eux n’aspirent qu’au retour du roi. Et c’est là que l’armée intervient et chamboule tout dans un bain de sang mais ça, ce sera je crois dans le tome 2 ;-)

 

Deux frères si différents et pourtant si semblables, deux frères qui s’aiment et qui pourtant vont prendre deux voies divergentes. C’est avec beaucoup de poésie et d’authenticité que l’auteure va nous décrire les prémisses de cette guerre civile horrible qui va bouleverser à jamais la vie de ces deux frères, personnages complexes et tellement humains, si vivants si hésitants qu’on a parfois envie de leur tendre la main pour les guider hors de ce bourbier inhumain. Une plume toujours aussi poétique et qui pourtant arrive à nous transmettre la peur, la folie, l’espoir et l’ignominie d’une situation qui met face à face le père contre le fils, le frère contre le frère. Beaucoup de tendresse et de respect aussi pour ses personnages principaux où l’on sent un réel attachement sauf pour l’ancêtre, une vraie peau de vache celui-là ;-)

 

« C’était un jeu fou de courses, de gages et d’alliances. De trahisons, de petites rancunes et grandes victoires. »

 

« J’annule et refuse le titre offert par un homme qui a gouverné notre peuple grâce à des privilèges injustes et passéistes ! Héritier d’une lignée de destructeurs et de pilleurs qui ont décimé un continent entier ! Et qui jusqu’ici ont vampirisé leur propre pays en laissant le peuple mourir de faim pour servir une élite inutile ! »

 

« Vous êtes le bras de l’Ordre, dans lequel coule le sang et la vertu de votre patrie ! Si ce n’est la vie sacrée sous la protection du Roi et de L’incréé, alors ce sera la mort ! »

 

Bravo, une toute belle lecture riche d’Histoire et de sentiments profonds, un récit bouleversant dont a juste envie de connaître la suite.

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